jeudi 2 juin 2016

Ecole à la maison: une liberté qui dérange?

Comme chaque année ou presque, l'école à la maison est attaquée. 


Dans les fourneaux cette fois-ci: 

-un projet de loi qui ambitionne purement et simplement d'éradiquer homeschooling et écoles hors contrat. Hop hop hop, tout le monde dans le public et dans le privé sous contrat, histoire d'avoir une chance de faire partie des 20% d'heureux élus à l'illettrisme et de garnir un peu plus les classes surchargées. Les profs apprécieront. L'idée parfaitement assumée est de lutter contre l'islamisme radical. Sachant que 100% des terroristes français sortaient de l'école publique et/ou de l'assistance publique, comme n'y ai je pas pensé plus tôt? Nous devons cette riche idée à Monsieur Eric Ciotti des Républicains. 

-et un projet de décret, sorti cette fois des cerveaux féconds du ministère de l'éducation nationale. Ce projet a pour but de modifier le code de l’éducation: « La recrudescence du nombre d’enfants instruits dans la famille témoigne de la nécessité d’améliorer le cadre juridique du contrôle existant. Le présent projet de décret a pour objet de modifier l’article D. 131-12 du code de l’éducation relatif au contrôle du contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille ou dans les établissements d’enseignement privés hors contrat. Il précise que l'acquisition des connaissances et compétences doit être progressive et continue dans chaque domaine de formation du socle commun. ». Autrement dit: bye bye Montessori, Charlotte Mason, Singapour, unschooling et autres progressions alternatives. Tous les enfants seraient tenus de suivre les mêmes programmes, ceux de l'éducation nationale.



Mais pourquoi veut-on la peau de l'école à la maison et des petites écoles libres? 

Le nombre d'enfants déscolarisés aurait quadruplé en quatre ans, et si je m'exprime au conditionnel c'est tout simplement parce que les chiffres sont top secrets. Quant au hors contrat, avec près de 800 établissements, il explose! Face à une telle hémorragie l'éducation nationale pourrait peut être se demander pourquoi les familles préfèrent désormais se charger elles mêmes de l'éducation de leurs enfants. Comment se fait-il que malgré un budget pharaonique de plus de 88 milliards par an et malgré son apparente gratuité, l'éducation nationale séduise de moins en moins? L'école c'est facile, gratuit... pourquoi est ce que je m'embête, franchement? Malheureusement il est plus facile d'interdire les alternatives que de se poser ces bonnes questions et de changer en profondeur un mammouth système qui prend l'eau. 

Ces deux projets d'interdiction sont à l'éducation ce que le mur de Berlin était à la libre circulation: ce qu'on vous propose ne vous plaît pas? Vous aspirez à autre chose? Le plat officiel du parti vous donne de l'urticaire?  Taratata, cachez cette rébellion que nous ne saurions voir. De toute manière toutes les autres recettes sont désormais interdites: ouvrez grand la bouche, gobez, respirez. 


Homeschooling: la grande terreur


Les politiciens actuels semblent penser que le milieu familial est un "carcan" néfaste, et que l'enfant qui évolue en dehors du système scolaire est en danger. En somme: l'Etat assure à mort, les familles craignent. 

Alors oui, les familles abusives existent. Mais devons-nous pour autant partir du principe que le nouveau-né qui sort de la maternité pour rejoindre sa maison est en danger?

On ne pourra jamais tout contrôler: des enfants sont maltraités tous les jours, et la quasi totalité d'entre eux sont scolarisés. Quant aux violences à l'école, on en parle ou pas? 

Faire l'école à la maison, c'est un engagement personnel énorme, qui demande du temps, un sacrifice financier, et de nombreuses démarches. C'est tout, sauf le choix de la paresse et de la facilité: les parents qui se lancent dans cette aventure le font pour avoir des enfants instruits et épanouis. 

Par ailleurs entre les contrôles de la mairie et ceux de l'inspection académique, je suis désolée de vous l'apprendre mais si vous faites dormir votre neveu orphelin sous l'escalier-façon Pétunia Dursley-le pire moyen de ne pas attirer l'attention est de faire l'école à la maison. 

Concernant la peur de l'ignorance: que dire du fait que 20% des jeunes de 17 ans soient dépistés comme étant illettrés, aujourd'hui en France, durant leur journée d'appel à la défense? (étude réalisée grâce à l'analyse d'une page de programme TV) Tous ces jeunes là-qui ont été bien scolarisés pourtant-n'ont-ils pas été maintenus dans un état d'inculture? Qui s'en est soucié? (Télé-loisir devrait s'en soucier, cela dit)


La scolarisation obligatoire: l'instrument des états totalitaires. 

L'école est un droit formidable, et je soutiens de tout mon coeur les familles qui se battent pour que leurs enfants handicapés puissent y avoir accès (en passant, avant de forcer ceux qui ne veulent pas y aller à entrer dans les rangs, pourquoi ne pas commencer par faciliter la scolarisation de tous ceux qui sont un peu trop différents pour y être les bienvenus?)

Mais c'est un droit... pas une obligation, et je prie pour que cela le reste. L'école forcée est une arme, un outil de propagande massif: elle est le meilleur moyen pour un état de distiller ses idées auprès d'un jeune public malléable à souhait. Manuels scolaires et enseignants diffusent des contenus passés au travers du prisme idéologique: les enfants, encore dépourvus d'esprit critique, sont une manne pour les régimes totalitaires.

1930: l'URSS instaure l'école soviétique obligatoire: cette dernière se déclare idéologiquement antireligieuse et éducative sur le plan social et politique.


1938: en Allemagne, le régime national-socialiste instaure l'obligation scolaire, afin de s'assurer qu'aucun enfant n'échappe aux valeurs du parti. Pour soustraire davantage les élèves à l'influence de leurs familles, transmettre les idéologies en vigueur, favoriser égalité et "cohésion nationale", les Jeunesses hitlériennes créées en 1926 deviennent elles aussi obligatoires. Les jeunes allemands y passent leurs vacances et leurs soirées, après la journée d'école. La loi nazie sur l'école obligatoire est toujours en vigueur en Allemagne: les parents qui pratiquent l'école à la maison se font retirer la garde de leurs enfants.

2012: En Corée du Nord, Kim Jong-Un étend et renforce l'école obligatoire.

Sachant cela, je me pose quelques questions quant aux motivations des états qui souhaitent aujourd'hui rendre l'école obligatoire!

Ce que les pédagogies alternatives ont à offrir à la France

Ce qui fait la richesse d'un peuple, c'est sa diversité.
Nous sommes ce que notre éducation a fait de nous. Elle bâtit notre culture, notre manière de raisonner, et notre sens critique. L'école à la maison et les écoles hors contrat ont beaucoup à apporter, par leurs expériences et par leur différence.

Les enfants scolarisés dans les établissements sous-contrat étudient les mêmes programmes en même temps, dans des manuels validés par le ministère de l'éducation, et avec des professeurs qui sortent tous des mêmes facs et IUFM. Ils développent un système de pensée conforme à ce qu'on attend d'eux.

Mais pour progresser et avoir des idées nouvelles, nous avons besoin de gens hors du moule, de gens qui voient les choses sous un angle différent.

Les fondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, sont de purs produits "Montessori", tout comme Anne Franck en son temps.

Et je pourrais faire un article entier rien que pour vous citer des noms de homeschoolers marquants: Albert Einstein, Charlie Chaplin, Beatrix Potter, Condoleezza Rice, Pierre Curie, Michael Faraday, George Washington, Agatha Christie, Jean d'Ormesson, Maud Fontenoy, Vincent Cassel, Soichiro Honda, Christopher Paolini (auteur d'Eragon), Louis Armstrong... ou encore Albert Schweitzer.

Le point commun entre toutes ces personnalités: un esprit novateur. Une conception des choses qui bouscule l'ordre pré-établi: un autre regard sur leur temps.
Pour sauver cette richesse, nous devrions au contraire encourager la création d'écoles hors contrat, comme le fait Anne Coffinier avec l'association Liberté scolaire, mais aussi soutenir les parents qui font le choix de l'instruction en famille.

Un état qui refuse que certains enfants évoluent en dehors de ses programmes éducatifs est un état qui se ferme aux idées nouvelles. 

C'est un état qui ne tolère plus la différence. 

44 commentaires:

  1. Je suis totalement d'accord avec vous. Je pense aussi que nous nous dirigeons vers un état plus que dirigiste. Ils savent mieux ce qui nous faut ...

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  2. Et moi qui, en plus, met mes enfants au monde dans notre maison .... et volontairement en plus .... pfffffff va falloir que je songe à l'exile .... ;)

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    1. pour nous c'est fait :/ et pas pour des raisons fiscales ... un retour ? je ne vois pas, plus :/

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    2. Sans indiscrétion, où êtes-vous partis... nous y songeons aussi

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    1. L'autorisation relèverait plutôt du ppl de Ciotti. L'amendement donnerait le dernier mot à l'administration (par exemple, imposer le lieu du contrôle) et autoriserait l'injonction de rescolarisation après 2 refus de contrôles (ceci pour anéantir les groupes d'ajournements).

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  5. Je recommence mon clavier a dérapé, je disais donc: Tout est dit Laure et avec humour, tu te fais rare mais ta plume reste vive et intelligente et c’est toujours un immense plaisir de te lire.

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  6. Tout est dit, et bien dit ! Je partage vite !!
    Quel cynisme de vouloir tirer sur ceux qui sortent du rang pour essayer de juguler une hémorragie ! ça a, en effet, des relents nauséabond de totalitarisme...
    En France plus on cherche à évoluer, plus on est surveillé...!!

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  8. Je me joins aux copines pour affirmer, bien entendu, combien je suis d’accord...
    Quelle tristesse de s'attaquer ainsi à ce qui n'est pas un problème! Tant de choses restent encore à faire ailleurs. Je souhaite que tout ceci reste dans les placards et que ce pays qui est le nôtre, reste un pays libre.

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  9. Nous vivons dans une culture où "sortir du rang", se lever sur la pointe des pieds pour voir au loin, plus loin...est source de malaise, de peurs.
    Demain matin, je lirai "Liberté" de Paul Eluard à mes enfants. Un sacré mot que l'on tente de nous faire oublier.

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  10. Bonjour,
    Cela fait maintenant plus d'une année que je lis votre blog avec le plus grand intérêt et c'est pourtant la première fois que je laisse un commentaire. Je rêve d'école à la maison tous les jours et vos articles y sont sans doute pour beaucoup ! C'est en passant par ici, lors de mes (longues) recherches pour trouver des réponses à mes questions de jeune adulte ayant eu de grosses difficultés au lycée malgré une soif d'apprendre bien présente, ainsi qu'à mes questions de toute jeune maman que j'ai vu pour la première fois ce qui me semblait évident mais dont je n'entendais jamais parler écrit noir sur blanc. Pour ça tout d'abord un grand merci Laure. Malheureusement je ne peux pas me lancer pour l'instant et ce n'est pas faute de le vouloir. Un jour j'espère.
    Votre article est une fois encore tout à fait dans le JUSTE. Pour preuve, je me suis intéressée également à cette "infiltrée" de l'éducation nationale qu'est Céline Alvarez. Cette jeune femme qui a enseigné pendant trois ans en classe de maternelle à Gennevilliers en se basant sur les apports récents des neurosciences sur le développement de l'enfant ainsi que sur les travaux de Maria Montessori... Après trois années d'expérience pendant lesquelles TOUS les petits sont ravis, épanouis et bien plus avancés que leurs camarades scolarisés selon l'approche habituelle (preuves scientifiques à l'appui ! ), voilà ce qui lui est arrivé :
    Les résultats que vous publiez sur votre blog sont très positifs*. Pourquoi l’expérimentation a été arrêtée ?

    Le changement de gouvernement en 2012 a mis l’expérimentation en difficulté. La nouvelle équipe ministérielle ne soutenait pas le projet, l’institution a interdit les tests. J’ai fait tout de même passer des tests hors du temps scolaire, avec la complicité des parents et de psychologues. Pendant deux ans, j’ai mené un combat quotidien pour que l’expérience ne s’arrête pas, mais ce genre de désobéissance m’a valu burn-out, recadrages institutionnels, menaces, humiliations ; enfin, en septembre 2014, malgré le soutien du neuroscientifique Stanislas Dehaene, on m’a annoncé que le matériel me serait retiré. Puisque j’avais atteint mon objectif des trois années d’expérimentation sur le terrain, résultats en poche, j’ai préféré démissionner pour me consacrer à la diffusion des outils auprès des enseignants. Car ils sont nombreux à vouloir prendre la relève. Depuis mai 2013, mon blog a reçu 600 000 visites et compte 6000 abonnés.

    Interview complète : http://www.doolittle.fr/lecole-fait-totalement-fausse-route/

    Le site de la principale concernée qui relate l'expérience en détails : https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/

    Cela rassure tout de même de voir que nombreux sont ceux qui se réveillent et soutiennent toutes ces initiatives, infiniment variées et positives !

    Armelle, 23 ans, maman de deux enfants de 5 et 3 ans que je rêve d'instruire en famille, qui a d'abord beaucoup beaucoup aimé l'école... Pour finalement souffrir de phobie scolaire et de dépression au lycée !

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  11. L'instit'2 juin 2016 à 22:32

    Je suis venue ici car je suis fondamentalement attachée à la liberté d'instruction. L'IEF est pour moi fondamentale : revenir sur cette possibilité serait inévitablement glisser vers du totalitarisme... Je suis pourtant enseignante dans le système public, et bien que je sois très souvent en désaccord avec mon institution (quant aux programmes, aux méthodes, aux rythmes...), j'essaie de jongler avec les textes et mes obligations pour maintenir qualité d'enseignement, liberté pédagogique et individualisation des apprentissages.
    Aussi, si je suis de tout coeur avec vous pour dénoncer ce décret à venir, je me dois de nuancer certains de vos propos qui m'ont à la fois choquée et meurtrie :
    "Les professeurs (...) sortent tous des mêmes facs et IUFM. Ils développent un système de pensée conforme à ce qu'on attend d'eux.
    Mais pour progresser et avoir des idées nouvelles, nous avons besoin de gens hors du moule, de gens qui voient les choses sous un angle différent."
    Je crois que nous pourrions citer de nombreuses personnalités hors du commun, qui "voient les choses sous un angle différent" et qui pourtant sont de purs produits intellectuels de l'éducation nationale ou d'écoles sous contrat. Les choses ne sont pas si tranchées, fort heureusement et je constate que moi et mes collègues ne sommes pas des robots identiques issus des mêmes formations initiales et raisonnant de concert, loin de là !
    La règle de base, quand on revendique une certaine liberté de pensée, ce qui est votre cas, est de ne pas mettre tout le monde dans le même panier, de ne pas faire de généralités. C'est pourtant ce que vous faites avec ce raccourci trop rapide...

    Alors, je ne suis pas venue lire votre argumentaire pour vous démonter, je soutiens farouchement l'IEF en tant que liberté fondamentale, j'ai déjà répondu au ministre que je m'opposais à ce décret, mais s'il vous plaît, n'affirmez pas que nous (enseignants) sommes tous des moutons, des robots de la connaissance prompts à faire de nos petits élèves des citoyens incapables de penser par eux-mêmes...
    Ce qui importe pour continuer à défendre nos libertés fondamentales, et en cela, nous serons ici tous d'accord, est bien de faire de nos générations futures des cerveaux capables de créativité, des têtes bien remplies et bien pensantes, des individus épanouis, capables un jour d'être autonomes dans leurs choix citoyens et individuels... Et non de monter les gens les uns contre les autres en formulant des raccourcis mal pensés...

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  12. Effectivement, cette phrase est peut-être un petit peu excessive. Il est évident que l'ensemble des professeurs du public n'est pas un immense troupeau de moutons conduit par l'éducation nationale. Cependant, dans mes souvenirs, à partir du collège, certains professeurs que j'ai beaucoup apprécié, justement parce que je crois qu'ils étaient des libres penseurs, étaient malgré tout étouffés par les nombreuses contraintes (provenant du système peu inspiré de l'éducation nationale) qui pesaient sur eux, et ne faisaient comprendre qu'à demi-mot, autrement dit qu'à l'élève qui pourrait suivre, ce qu'ils pensaient réellement, et leur regret d'avoir pour obligation de boucler le programme quitte à perdre de vue l'essentiel, ce qui est réellement important en terme d'éducation pour chacun des élèves scolarisés, comme par exemple le développement du sens critique.

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  13. Mention spéciale pour ces professeurs qui ont fait rire et beaucoup réfléchir les élèves qui pouvaient saisir le sens de leurs insinuations.

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  14. Et pourtant lors du Forum de l'Education à Dakar, en 1990, en ce qui concerne le droit à l'éducation:
    "La raison d’être de la liberté du choix parental est en fait d’empêcher l’État d’exercer un monopole sur l’éducation et de protéger le pluralisme »
    Lien vers la page complète:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_%C3%A0_l%27%C3%A9ducation#cite_note-14

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  15. Bonjour,
    Cela fait quelques mois que je me délecte de votre blog, émerveillée de voir qu’il existe encore une alternative à un monde cupide, en perdition grâce à l’école à la maison. Et oui, Je rêve de l'école à la maison, et je décide d’y croire encore, et de faire résistance, en prenant tous mes renseignements à ce sujet, pour éventuellement pouvoir commencer en septembre. Je travaille au sein d’un service public politisé comme employée administrative, et je me retrouve aussi, dans ce que dit Mme Armelle Kihm. Quand on marche à contre-courant d'un monde qui tourne sot, on essaye à tout pris de nous retenir. Pour ma part, je finis par me dire que le combat face à ces donneurs de leçon, devient inutile, et que face à tant de cupidité, de mauvaise-foi, de tiédeur d’esprit, on finit par se dire que travailler dans ces conditions, autant être utile et engagée pour mes enfants… A croire que le passé n’a jamais pu fonctionner sans eux. Ils veulent tout dé – constuir, et dénuer tout, de tout bon sens, pour ensuite nous faire croire que ce qui est bien est mal, et vice- versa . Leur but ? Et bien, retirer le droit des parents vu qu’ils savent mieux ce qu’il nous faut (comme le dit bien ACT)…et s'autoriser le droit, que des enfants, (idem des embryons), soient une propriété de l’Etat…On va finir (comme le dit Sandrine) par s’exiler tous. Comme pour les juifs, immigrer en terre sainte…

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  16. À mon avis ce qui dérange c'est l'enfermement des enfants, et leur non socialisation...que deviennent des enfants qui ont grandit en marges des autres ? Toutes leur enfance...on leur enfance ils grandissent en marge de la société enfermés sous une dictature parental...cette fois .

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    1. Que deviennent ces enfants?
      Ils deviennent Albert Einstein, Charlie Chaplin, Beatrix Potter, Condoleezza Rice, Pierre Curie, Michael Faraday, George Washington, Agatha Christie, Jean d'Ormesson, Maud Fontenoy, Vincent Cassel, Soichiro Honda, Christopher Paolini (auteur d'Eragon), Louis Armstrong, Albert Schweitzer.... Et des milliers d'autres, connus ou anonymes. :-)

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    2. "L'enfermement des enfants et leur non-socialisation" ?? A mon avis vous ne connaissez aucun enfant non-sco !! Ils ne sont pas enfermés (ce qui n'est pas les cas des enfants à l'école qui sont enfermés dans des bâtiments) ils vivent une vie dans la société réeelle justement : course avec maman, bibliothèque, ludothèque, activités extrascolaire, visites de musées ou de monuments avec des guides professionnels (et très souvent avec leurs amis non-sco, après-midi avec leurs amis non-sco, colonie de vacances etc. Liste non-exhaustive !! Ils ne sont pas le moins du monde en marge de la société justement !!

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    3. Tout d'abord il faudrait définir ce qu'est cette "société" pour savoir si nos enfants y grandissent en marge ou pas...
      prenons l'exemple de ma dernière homeschooleuse (sur 5 ) de 12 ans qui a des copines / copains de son âge (et pas que... aussi des + vieux et des + jeunes ) tous scos d'ailleurs. Mais qui me suit strictement partout et cotoie donc la société adulte, chose impossible pour la majorité des autres enfants enfermés entre 4 murs 6 heures par jour et 5 jours par semaine...
      Bref société "enfantine" ou société citoyenne ?

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  17. réponse à Anonyme : Je vois très bien ce que vous voulez dire. Vous avez raison, cela peut laisser penser que le parent peut - être un futur éducateur "terroriste" dans le mauvais, et aussi dans le bon sens...Mais il faudrait leur rappeler que quand on fait l'école à la maison, on est souvent bien plus contrôler que les enfants enseignés par l'Etat. Je me demande si, au final, la vérité n'est elle pas qu'un enfant éduquer à la maison, n'est pas suffisamment éduquer à devenir un futur consommateur potentiel, surtout!

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  18. Très bon article (j'ai supprimé mon message précédent qui aurait pu être plus inquiétant alors qu'il n'y a pas de raison certaine).

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  19. Bonsoir,
    Je suis enseignante en école publique, et malgré tout, je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites! Je ne pense pas uniformiser la pensée de mes élèves, car je me considère moi-même comme profondément "insoumise", et j'ai à cœur de développer l'esprit critique et la singularité de mes élèves. Je dénonce à chaque fois que je le peux auprès de ma hiérarchie, et à qui veut l'entendre le fait que, à mon avis, notre gouvernement n'attend absolument pas de nous d'enrayer la difficulté scolaire, bien au contraire. Car éveiller le sens critique mettrait en danger toutes ces personnes qui veulent nous faire avaler des couleuvres. Je suis moi-même très tentée par les écoles hors contrat, mais je veux travailler pour les enfants des classes sociales qui ne pourront jamais accéder à ces écoles. Je veux leur éviter de devenir des moutons. Je sais, cela manque de modestie, et en même temps, je me dis qu'en matière d'éducation, il ne faut pas être trop modeste, il faut de l'ambition pour nos enfants.
    J'ai la chance d'avoir un inspecteur qui va dans ce sens, et a cette ouverture d'esprit. Bien-sûr, il ne peut pas le dire haut et fort, mais il faut bien quelques loups dans la bergerie pour bousculer tout ça...!

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  20. Pour Georges Washington issue d'une famille riche, il a été éduqué par un précepteur. Pour Albert Einstein il est allé à l'école,passé un diplôme dans une école polytechnique..pas très scolaire certes mais une soif d'apprendre...mais avec une base scolaire tout de même.
    Chaplin quand à lui a eut une enfance misérable et est monté très tôt sur les planches.. Wikipedia ne dit pas bcp plus sur l'éducation. Je sais que les mères qui font l'école à la maison pensent qu'elles font bien et qu'elles sont éprise de libertés. Je sais aussi que l'école n'as pas que des bons cotés. Mais ses cotés sont minimes par rapport à tout ce que cela peux apporter ! Des profs qui amènent à réfléchir ou qui transmettent leur passions j'en ai trouvé au collège et au lycée. Certes l'école forme pas des révolutionnaires mais donnent des bases pour se construire.Il va de soit que l'on rencontre plus de monde et que l'on voit plus de choses à l'école qu'en restant cloîtrée chez soit...J'ai des amitiés d'école gravés à jamais... des cours de récré mémorables...et ça les home schooler ne connaîtrons jamais et le regretteront peut-être et le reprocheront à leur parents d'avoir été en marge..

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    1. Et comment pouvez vous etre si sur que nous "restons cloitres a la maison". Quel prejuge! Ma fille est en contact avec une population bien plus variee que 30 autres mioches de son age. Elle sait converser avec des adultes, est douce et patiente avec les enfants plus jeunes et a des amis jusqu'a 5 ans plus ages qu'elle. Elle sort bien plus souvent que les enfants scolarises. Et si les homeschooler remerciaient leurs parents de leur avoir donne une education personalisee, dans un environnement libre...Vous y avez pense?

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    2. Et des enfants non-sco devenus maintenant adultes il y en a plein !! Car l'IEF a toujours existé. je n'en connais aucun qui ai reproché ce choix à leurs parents !! "des amitiés d'ecole gravés à jamais"... Et pourquoi sont-elles gravées à jamais ? juste parce qu'elles étaient à l'école ? Vous ne jouiez qu'à l'école ? Si oui, pauvre de vous.... Non, le cadre n'a rien à voir !! Mes enfants aussi vivent des grandes amitiés, soient avec des enfants du village, soit avec des autres enfants non-sco qu'ils voient chaque semaine ! J'ai plus de souvenirs de violence et d'ennui profond à l'école.. Je préferais les vacances pour jouer avec mes copines !

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    4. mes grandes (adultes aujourd'hui ) ont des amitiés gravées à jamais qui même 10 ans après existent toujours malgré les distances et pourtant amitiés faites lors de rencontres IEF. Ah quelle super cours de récréation que ces campings grouillants d'enfants libres et pleins de joie de vivre. Et pour l'instant aucune des 4 ne me fait des reproches et au contraire, y pensent fortement pour leurs futurs éventuels enfants...

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  21. Je vois que votre cas personnel vous à bien marqué cher Anonyme. Mais votre analyse ne repose sur aucun argument factuel . Avez vous réellement appris à penser par vous même à l'école de la république?

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  22. Je suis soulagee d'etre aux Etats Unis dans un Etat qui offre enormement de liberte aux Homeschoolers (pas de controle annuel). Voici un superbe article sur les motivations des "anti homeschooling": https://fee.org/articles/homeschooling-socialization-and-the-new-groupthink/
    Et j'ai moi meme ecrit un blog post sur ce qui m'a motivee a choisir cette voie:
    http://www.sarahbadatrichardson.com/why-i-homeschool/
    J'espere que ca ira pour vous en France.

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  23. J’admire celles et ceux qui sont capables d’enseigner leurs enfants à la maison. Je ne m’en sentais personnellement pas capable c’est pourquoi j’ai mis mes enfants dans des écoles hors contrats. Mais il faut arrêter de croire qu’il n’y a que du mauvais dans l’école publique et que tous les professeurs sont des moutons qui enseignent la pensée unique à nos enfants. Ne nous trompons pas de combat. Il faut certes lutter pour la préservation de la liberté des parents de choisir la façon et les moyens d’éduquer leurs enfants, mais il faut éviter les à priori dans un sens comme dans l’autre : la plupart des enfants « home schooler » que je connais ne sont pas des enfants enfermés chez eux et qui n’ont pas d’amis, bien au contraire… Heureusement aussi qu’il y a des écoles publiques et des enseignants qui font de leur mieux pour la transmission des connaissances aux enfants de la république pour des parents qui n’ont pas d’autre choix. La pensée unique est dangereuse dans un sens comme dans l’autre, dans ce monde de plus en plus sans barrières ni frontières, préservons les différences pour un mieux vivre ensemble et le meilleur moyen est de lutter pour cette liberté-là, sans apriori. J’aime le home schooling et les écoles libres hors contrat, mais je désire aussi que l’école publique soit préservée car elle est appelée à former la majorité de nos concitoyens et connaît des enseignant de qualité qui se consacrent à l’éducation de nos enfants, parfois avec beaucoup de sacrifices. C’est le système scolaire que veulent nous imposer les gouvernements successifs qu’il faut combattre, je crois.

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  24. Merci , merci pour cet excellent article !

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  25. Merci pour cet article qui exprime bien mes craintes ...
    Merci aussi de susciter un débat si riche.

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  26. Bonjour, votre article est très intéressant. J'ai eu une fille précoce déscolarisée pour cause de phobie scolaire pendant 3 ans et scolarisée avec le CNED. N'ayant pas été scolarisée jusqu'au collège (mais suivie par un grand-père instituteur) et possédant un bac plus 5 et en cours de thèse, je n'étais pas inquiète de cette scolarisation à domicile surtout que ma fille a pu continuer à voir ses amies et faire ses différents sports. Je me dois de préciser que nous étions dans un pays où il n'y a pas d'école l'après-midi, ce qui nous a largement facilité la continuité de socialisation de ma fille avec ses ex camarades de classe. Cela aurait été impossible en France avec les horaires démentiels des collégiens (je précise que je suis professeur). Je suis pour les écoles qui proposent un souffle nouveau éducatif et qui permettent une scolarisation adaptée, personnalisée pour chaque enfant, mais je reste dubitative face à une instruction à domicile sans CNED ou autres organismes, dispensée par des personnes qui ne peuvent pas (pas de niveau scolaire ou de connaissances scolaires) permettre la rescolarisation sans problème de leurs enfants et leur donner la chance de suivre des études supérieures. Je parle par expérience ayant rencontré d'autres familles avec des enfants déscolarisés. Pour la majorité, un des parents a fait (ou du faire le choix) de créer et donner les cours à la maison. Pour la plupart dans le pays où nous étions, c'étaient les mamans avec des niveaux universitaires et des expériences professionnelles, et la plupart de ces enfants étaient inscrits à des cours par correspondance. Mais quand nous sommes rentrés en France, j'ai voulu retrouver cette ambiance assez conviviale que j'avais, et je me suis heurtée à différents murs: tout d'abord le CNED (personnellement malgré un niveau scolaire correct, je ne me voyais pas assurer les parties scientifiques sans défaillance), que je sois professeur, que je puisse m'interroger sur les capacités de connaissance de certaines mamans en lisant certains courriels, mais surtout sur la haine (et frustration du coup) de certains parents par rapport à leur propre échec dans le système scolaire. Cela m'a beaucoup attristé personnellement en pensant à l'avenir finalement peu ouvert de ces enfants qui devront se battre pour dépasser les ressentiments de leurs parents pour pouvoir avoir leur propre expérience scolaire. Je suis pour une école à la maison ou en école hors contrat qui donne toutes les chances possibles à l'enfant et lui ouvre son avenir.
    Je signe Anonyme et cela me dérange, mais je n'ai pas d'adresse URL.

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  27. Bonjour,
    il y a cette action qui se met en place cette semaine: un appel à la grève des contrôles pédagogiques.
    ACTION SOUTENUE PAR LE COLLECT'IEF et LES GROUPES MIDI-PYRENEES et ILE-DE-FRANCE

    Nous appelons les familles IEF à la grève des contrôles pédagogiques pour contrer les modifications annoncées au ministère de l’éducation nationale jeudi 26 mai dernier et pour sauver la liberté pédagogique des parents ayant choisis l'instruction en famille.

    Toutes les familles IEF, qu’elles aient un contrôle prévu en juin ou qu’elles aient déjà eu le contrôle cette année, qu’elles vivent dans une région dotée d’un groupe d’ajournement actif ou pas, toutes les familles IEF donc, sont invitées à envoyer une lettre (envoi simple ou recommandé) avant le vendredi 10 juin à la DASEN et au rectorat dont elles dépendent, ainsi qu’au ministère de l’éducation nationale et à la présidence de la République.

    Afin de rassurer les familles qui pourraient hésiter à se lancer dans cette action, chaque famille IEF s’engageant à reporter son prochain contrôle (en juin ou l’année prochaine) est invitée à s’inscrire (avec un pseudo finissant par son numéro de département) sur ce sondage Framadate: https://framadate.org/GOnM8L15RoQ9FThE . Ainsi, tout le monde peut visualiser le nombre de grévistes engagés. Nous espérons atteindre un nombre significatif de grévistes, permettant ainsi l’envoi massif et simultané de courriers annonçant des reports de contrôles.

    Nous proposons un modèle de lettre pour ceux qui souhaiteraient l’utiliser mais chacun est libre de l’adapter, d’ajouter son contexte personnel, des arguments, etc :

    Objet : grève des contrôles pédagogiques
    Madame, Monsieur,
    J’ai choisi / Nous avons choisi pour mes/mon/nos/nôtre enfant(s) l’instruction en famille. Je vous adresse / Nous vous adressons ce courrier pour vous faire part de mon/notre total désaccord avec les modifications réglementaires et législatives annoncées le jeudi 26 mai 2016 aux associations nationales s’occupant de l’instruction en famille.
    En effet, je considère / nous considérons que si ces mesures voient le jour (légalisation des tests sur les enfants, obligation de suivre les paliers du socle commun…), les parents qui font le choix de l’instruction en famille, dépossédés de leur liberté pédagogique, seront ni plus ni moins obligés de suivre les programmes de l’Education nationale. Or, instruire en famille n’est pas reproduire l’école à la maison.
    De plus, comment penser qu’en instaurant des mesures qui vont à l’encontre des droits de l’homme, il y aura moins de recours à la judiciarisation ?
    Nous demandons non seulement que ces projets de décret et d’amendement ne voient pas le jour, mais également que les contrôles pédagogiques se déroulent dans le respect de chacun, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. Si les services de l’Education nationale ne se sentent pas aptes à faire face à la hausse des familles IEF et ne sont pas capables d’entendre nos demandes réitérées de dialogue, il est temps d’envisager de déléguer cette mission du contrôle pédagogique à une autre instance, indépendante cette fois.
    Pour toutes ces raisons, tout comme le Collect'IEF et les groupes de parents Ile-de-France et Midi-Pyrénées, je demande / nous demandons l’annulation de toutes les modifications annoncées lors du rendez-vous du 26 mai dernier.
    Dans le cas contraire, je procéderai / nous procéderons au report systématique des contrôles pédagogiques prévus pour notre/nos enfants(s) tant que je n’aurais / nous n’aurons pas l’assurance que de telles mesures ne sont plus d’actualité et tant que nous n’aurons pas de réelles garanties de respect pendant le contrôle.
    Je vous prie / Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes/nos salutations respectueuses.

    Merci de diffuser le plus largement possible dans tous vos réseaux.

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  28. Réponse aux Anonymes Je suis tout à fait d'accord avec le fait : 1. Que notre gouvernement n'entend absolument pas enrayer la difficulté scolaire. C'était justement le sens de mon premier commentaire. Comment se fait-il que les manières de faire qui engendrent de bons résultats ne soient pas soutenues ? Et comment se fait-il qu'elles soient même attaquées ? Que cela soit à l'école ou qu'il s'agisse de l'IEF. 2. Qu'il ne faut pas se tromper de combat mais bel et bien lutter ensemble pour la préservation de la liberté des parents de décider de l'éducation de leurs enfants en évitant les préjugés dans un sens comme dans l'autre. 3. Que malgré les nombreux défauts de notre système scolaire, il ne faut pas cracher dans la soupe et reconnaître qu'il permet tout de même à de nombreuses personnes de s'épanouir et de trouver sa voie professionnelle. Beaucoup d'enfants étrangers rêvent sans doute d'une école comme la nôtre (sans doute pas beaucoup d'européens cependant...). Je suis frontalière avec l'Allemagne et le Luxembourg. Là-bas, pas de formel l’après-midi, langues vivantes parlées par tous dès la maternelle, disposition des classes qui favorise l'échange, beaucoup d'oral. (Mes voyages scolaires dans ces pays ont été des révélations.

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  29. 4. Que l'IEF ou les écoles hors contrat se doivent de donner toutes les chances à l'enfant et de lui ouvrir son avenir. J'espère ne pas avoir été cataloguée comme certains parents qui ont " la haine (et frustration du coup) par rapport à leur propre échec dans le système scolaire. Cela m'a beaucoup attristé personnellement en pensant à l'avenir finalement peu ouvert de ces enfants qui devront se battre pour dépasser les ressentiments de leurs parents pour pouvoir avoir leur propre expérience scolaire." Personnellement, malgré ma phobie scolaire, mon lycée ne s'est pas soldé par un échec puisque je me suis moi-même inscrite au CNED et ai passé mon bac en candidat libre. Aussi, je ne me vois pas (bien que je rêve d'une carrière de supermaman IEF =), me lancer avant d'avoir mon propre diplôme universitaire en poche et une expérience professionnelle personnelle. Il est évident que ça ne serait en aucun cas un choix de facilité, dû à ma propre frustration. Mais quand je repense aux trois années de maternelle de ma 5 ans, qui se terminent en ce moment même, je me dis que j'ai intérêt à me dépêcher ! En grande section, elle doit apprendre une quarantaine de mots par coeur, les écrire dans toutes les écritures sans savoir les déchiffrer et je la vois déjà se sentir perdue et frustrée. Sans compter que le fait qu'elle soit gauchère complique son apprentissage de l'écriture, et qu'elle n'est tout simplement pas prête pour ça. Satanée méthode globale (mon frère de deux ans mon cadet a appris à lire de cette façon et résultat : il n'aime pas lire. Evidemment je ne suis pas d'accord mais je me garde bien de le montrer à ma fille. Je me contente de lui dire de faire de son mieux, et de dédramatiser ce qu'elle perçoit comme des échecs (points rouge, remarques type "coloriage affreux", "Beaucoup trop lente", "ne connaît pas les mots". Quand aux devoirs préconisés par la maîtresse, je ne m'y tiens qu'à moitié. D'accord pour apprendre ensemble à déchiffrer et écrire lettres et syllabes : je m'appuie sur la méthode Boscher (utilisée pendant ma propre enfance) et m'aide des alphas (merci Laure pour cette découverte), à notre rythme et sans forcer, surtout après une journée d'école, mais non, NON aux mots par cœur à la maison, pas même les jours de la semaine. Le but est un apprentissage SOLIDE de la lecture et surtout d'aimer lire. De plus, malgré le fait qu'il s'agisse d'une école "biculturelle" et la présence d'une assistante maternelle allemande certains jours, aucun de mes enfants ne sait prononcer une phrase en allemand (quand nos voisins luxembourgeois comprennent et parlent luxembourgeois, allemand, français et anglais dès le plus jeune âge). Mes enfants iront quand même à l'école tant qu'ils aimeront encore ça et que je ne serai pas absolument certaine d'être en mesure de mieux faire, ni assez soutenue par mon entourage (cf : article sur ce blog, ief : pourquoi ça peut aussi ne pas marcher). Bien cordialement

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  30. 4. Que l'IEF ou les écoles hors contrat se doivent de donner toutes les chances à l'enfant et de lui ouvrir son avenir. J'espère ne pas avoir été cataloguée comme certains parents qui ont " la haine (et frustration du coup) par rapport à leur propre échec dans le système scolaire. Cela m'a beaucoup attristé personnellement en pensant à l'avenir finalement peu ouvert de ces enfants qui devront se battre pour dépasser les ressentiments de leurs parents pour pouvoir avoir leur propre expérience scolaire." Personnellement, malgré ma phobie scolaire, mon lycée ne s'est pas soldé par un échec puisque je me suis moi-même inscrite au CNED et ai passé mon bac en candidat libre. Aussi, je ne me vois pas (bien que je rêve d'une carrière de supermaman IEF =), me lancer avant d'avoir mon propre diplôme universitaire en poche et une expérience professionnelle personnelle. Il est évident que ça ne serait en aucun cas un choix de facilité, dû à ma propre frustration. Mais quand je repense aux trois années de maternelle de ma 5 ans, qui se terminent en ce moment même, je me dis que j'ai intérêt à me dépêcher ! En grande section, elle doit apprendre une quarantaine de mots par coeur, les écrire dans toutes les écritures sans savoir les déchiffrer et je la vois déjà se sentir perdue et frustrée. Sans compter que le fait qu'elle soit gauchère complique son apprentissage de l'écriture, et qu'elle n'est tout simplement pas prête pour ça. Satanée méthode globale (mon frère de deux ans mon cadet a appris à lire de cette façon et résultat : il n'aime pas lire. Evidemment je ne suis pas d'accord mais je me garde bien de le montrer à ma fille. Je me contente de lui dire de faire de son mieux, et de dédramatiser ce qu'elle perçoit comme des échecs (points rouge, remarques type "coloriage affreux", "Beaucoup trop lente", "ne connaît pas les mots". Quand aux devoirs préconisés par la maîtresse, je ne m'y tiens qu'à moitié. D'accord pour apprendre ensemble à déchiffrer et écrire lettres et syllabes : je m'appuie sur la méthode Boscher (utilisée pendant ma propre enfance) et m'aide des alphas (merci Laure pour cette découverte), à notre rythme et sans forcer, surtout après une journée d'école, mais non, NON aux mots par cœur à la maison, pas même les jours de la semaine. Le but est un apprentissage SOLIDE de la lecture et surtout d'aimer lire. De plus, malgré le fait qu'il s'agisse d'une école "biculturelle" et la présence d'une assistante maternelle allemande certains jours, aucun de mes enfants ne sait prononcer une phrase en allemand (quand nos voisins luxembourgeois comprennent et parlent luxembourgeois, allemand, français et anglais dès le plus jeune âge). Mes enfants iront quand même à l'école tant qu'ils aimeront encore ça et que je ne serai pas absolument certaine d'être en mesure de mieux faire, ni assez soutenue par mon entourage (cf : article sur ce blog, ief : pourquoi ça peut aussi ne pas marcher). Bien cordialement

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  31. J'aime bien votre article et il me semble que dernièrement la seule chose qui "serait" devenue obligatoire (mais bon est ce bien constitutionnel)c'est l'obligation de se déplacer pour les contrôles académiques.Comme quoi c'est juste une question d'argent concernant le contrôle académique.C'est quand m^me bizarre tout ce système: moi il y a 30 ans je me souviens d'inspecteur de contrôleur et d'un éducation nationale qui se 'battait pour la liberté le choix le droit...Est ce le souci d'une ou deux générations qui sont devenues de vrais frileux alors que le fait d'aider un "usager" était plutôt bien vu par l'administration.Bizarre tout cela.Les jeune ne connaissent pas leurs droits.C'est à se demander franchement.Quant à l'inspecteur de l'académie il fait son travail finalement qui consiste à déconsidérer le homeschooling.Oui parce qu'un enfant plus tard peut porter plainte contre l'Etat.Donc lui se protège et protège ses intérêts...Dommage qu'on ai perdu nos gens éclairés des années 70-80s

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  32. Pensez à vérifier vos sources. Albert Einstein n'a pas fait l'école à la maison, pour ne citer sur lui.

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    1. Pas toute sa scolarité mais il a été gardé à la maison jusqu'à presque 7 ans. Âge auquel on l'a mis en seconde année à l'école (ce1) ;-)

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